Le modem doit montrer sa dimension collective
Du scrutin européen, le modem doit retenir qu’il lui faut montrer un visage collectif et qu’il ne peut demeurer sur les seules épaules de François Bayrou car c’est une tâche impossible pour un seul homme.
François Bayrou a souvent de bonnes idées et des valeurs certaines, son livre abus de pouvoir ne peut qu’en témoigner. Mais on ne peut s’empêcher de songer à la terrible bévue qui a fait souffrir les militants qui se sont investis. Je vous invite à lire ici les analyses de ce blogueur-militant dont je partage bon nombre de sentiments.
Mais désormais, il lui faut se laisser porter par une équipe et une dynamique qui soit collective et qui ne reste pas adossée à un seul dessein présidentiel.
Le chantier est plus vaste et tout aussi enthousiasmant.
Corinne Lepage a raison de demander plus de collégialité. Je crois d’ailleurs qu’elle constitue elle-même un immense atout car elle a conscience de la richesse de l’ensemble des militants du modem qui ne demande qu’à être entendue.
Je souhaite donc que le modem monte un shadow cabinet avec des groupes de travail reproduisant notre vision et nos projets comme si nous étions au gouvernement.
Chacun des militants aurait possibilité de s’exprimer sur les différents sujets et des réunions de travail pourraient être organisées. Nous serions donc à la fois présent sur l’ensemble des terrains et nous pourrions également combattre l’incessante désinformation qui laisse croire que le modem n’ a pas de programme. Terrible désinformation quand on regarde les médiocres propositions des autres partis lors de ces élections.
Cette démarche et dimension collective doit s’opérer de suite. Elle implique un renouvellement dans le comité de décision du modem.
Je souhaite ainsi que les militants soient amenés à se prononcer. Je souhaite donc qu’on élise les membres du bureau éxécutif et que soient également élus les porteurs de projets, c’est à dire nos ministres du shadow cabinet.
Je ne demande pas que cela soit réalisé en quelques mois, mais la démarche doit s’opérer de suite. Il s’agit de valoriser les bonnes volontés et les bonnes idées.
Je crois qu’il y a toujours des bons côtés à un échec. Cela permet de retrouver un peu de lucidité et de modestie, et cela oblige toujours à se recentrer sur l’essentiel et sur la valeur du mouvement.
Au final, j’ai encore plus envie de m’investir qu’auparavant. C’est désormais une nécessité.
Je discute fréquemment avec des personnes qui partagent d’autres opinions. Leurs critiques et leurs avis m’obligent sans cesse à affiner mes vues même si c’est parfois dur à encaisser et qu’on tente de nous cataloguer sans cesse.
J’invite donc les militants à s’exprimer et à sortir de leur déception. Il nous faut désormais continuer à proposer, à réfléchir et à éviter les pensées simplistes et dogmatiques. Cela signifie aussi qu’il nous faut continuer à discuter avec ceux qui partagent des éléments communs et à débattre avec ceux dont nous nous sentons parfois éloignés.
Du vote écologiste, je retiens qu’il s’agit surtout de prendre soin, de nous et de notre environnement. Le modem s’inscrit dans cette dynamique de veille et dans une dimension écologique également au sens scientifique, c’est à dire en prenant en compte une diversité d’éléments.
C’est désormais à nous de créer cet environnement propice pour planter nos beaux orangers.
juin 8th, 2009 at 2:48
Je suis d’accord avec l’analyse sauf sur un point. Il nous a fallu tant de temps et d’ajustement pour voter des statuts et un fonctionnement que je n’ai guère envie que nous nous lancions à nouveau dans une réforme du fonctionnement. Le problème reste toujours localement l’intégration des nouveaux et des anciens adhérents. Si l’ampleur du vote écologiste, permet aux anciens de faire un peu plus de place aux nouveaux et les oblige à être plus attentifs et respectueux de leurs opinions, tout ça n’aura pas été vain. Par contre j’adhère à l’idée du shadow cabinet peut-être désigné par un vote des participants actifs aux commissions thématiques pour ne pas alourdir trop nos fonctionnements et ne pas en faire une bureaucratie soviétique. Le but reste essentiellement de nous permettre de donner plus de visibilité en terme de notoriété et de médiatisation à un plus grand nombre de “cadres” du MoDem et de rester au diapason de l’actualité, (ce qui n’est pas très facile avec des réformes à tout va, dans tous les sens et sur tous les sujets dans un monde sans cesse plus complexe).
Notre rapport aux médias est primordial. Nous n’avons fait aucun progrès depuis l’élection présidentielle et ça m’inquiète. Un seul point positif de la soirée électorale, désormais personne ne nous situe à droite. Mais pour le moment, on ne nous respecte qu’en fonction de la côté médiatique de François Bayrou. On doit exister à côté et autour de lui, ne serait-ce que pour faire mentir l’idée qu’il s’agirait du parti d’un homme et à son service. Le travail accompli en deux ans mérite mieux que ça tout comme François Bayrour et ses cadres méritent mieux que cette caricature incessante?
juin 8th, 2009 at 4:36
Mais les groupes de travail que vous évoquez existent !!
Il s’agit des Commissions Thématiques Nationales animées par Corinne Lepage qui regroupe plusieurs centaines de militants.
La vraie question est donc : “pourquoi cette information au lieu d’être occultée n’est pas mise en valeur au sein du Modem en particulier par François Bayrou. ?”
juin 8th, 2009 at 4:40
Je connaissais l’existence de commissions mais je dois avouer que je n’en vois nulle trace jusqu’à moi.
Alors comment faire ?
juin 8th, 2009 at 7:31
Nous avons besoin de travailler notre rapport aux medias, nous n’avons pas une culture de la communication suffisante.je suppose qu’il faudrait une commission qui ne s’occupe que de cela.